Citrons pressés ou préservatifs ?

Citrons pressés ou préservatifs ?

Faire l’amour sans craindre une grossesse non désirée, un objectif recherché depuis des milliers d’années par les êtres humains.

Au fil des ans, de nombreux mélanges et boissons destinés aux femmes ont été créés pour qu’elles ne tombent pas enceintes. Ainsi, un papyrus datant de 1550 avant Jésus-Christ propose une série de breuvages, dont une ‘recette anti-conception’. La femme devait avaler une mixture contenant notamment des excréments de crocodile…
Ce qui remportait un beau succès à cette époque-là, c’était un tampon fait de gomme arabique et de dattes. La gomme est un liquide extrait de l’écorce d’acacia. Elle se compose aussi de cola et de caoutchouc. D’ailleurs, on l’utilise encore aujourd’hui pour fabriquer les préservatifs.
préservatifd© Aoineko, fr.wikipedia via Wikimedia Commons

 

 

 

Casanova préférait le citron

Au Moyen-âge, on utilisait aussi les membranes intestinales d’agneau ou de chèvre, de la peau de poisson ou du cuir comme préservatif. Il fallait les faire sécher avant de les enduire d’huile pour pouvoir les utiliser.

membranes intestinales

Une autre méthode consistait à se laver avec un mélange d’eau, de savon, de vinaigre et de jus de citron après un rapport sexuel. Le taux d’acidité du vinaigre et du citron devait neutraliser le sperme.
Un des hommes les plus convaincus des vertus du citron était Giacomo Casanova, le célèbre séducteur italien du 19e siècle.
© Matthias Kabel (Own work) via Wikimedia Commons

Le caoutchouc : la délivrance

L’année 1844 marque sans aucun doute une étape importante dans l’histoire de la contraception. La production en masse de préservatifs en caoutchouc commence. Le caoutchouc existait depuis longtemps déjà, mais il n’était pas très élastique.
Dans les années 1930, le caoutchouc est remplacé par le latex, le préservatif est plus fin et adapté. Aujourd’hui, il en existe de différentes tailles, de différentes épaisseurs, avec ou sans stries ou petits points, avec ou sans goût ou couleur,… Ce qui importe, c’est de le mettre de la bonne manière.

Pour rappel, le préservatif est le seul moyen efficace pour se protéger contre les maladies transmissibles telles que le SIDA, la syphillis ou encore l’hépatite B.

Pilule, stérilet ou patch contraceptif : que choisir ?

Plus révolutionnaire encore que le préservatif en caoutchouc, la pilule se compose d’une combinaison d’hormones permettant de freiner l’ovulation. Dans notre pays, la pilule signe son arrivée sur le marché en 1961. Depuis, elle s’est imposée comme le contraceptif le plus sûr et le plus fiable.

La pilule influence le cycle menstruel de la femme. Celui-ci dure entre 25 et 35 jours. A chaque fois, le corps se prépare pour une grossesse. Un petit œuf se forme sous l’influence des œstrogènes. Une fois formé, il se déplace par les trompes de Fallope jusqu’à l’utérus où il reste environ deux semaines. Ensuite, une hormone appelée progestérone est libérée pour permettre la nidation de l’œuf dans l’utérus. Si l’œuf n’est pas fécondé, il est expulsé du corps de manière naturelle deux semaines plus tard sous la forme de pertes de sang. A ce moment-là, un nouveau cycle commence.

La pilule contraceptive contient de l’éthinylestradiol et du progestagène. Ces hormones synthétiques répriment le fonctionnement des œstrogènes fabriqués par le corps, ce qui fait que le cerveau ne reçoit pas d’ordre pour faire démarrer l’ovulation et donc permettre à l’œuf de se développer. Le progestagène joue donc un rôle à ce niveau. Il empêche aussi que l’utérus ne soit prêt pour la nidation. La muqueuse utérine s’épaissit, ce qui rend le passage du sperme plus difficile.

Le patch contraceptif fonctionne suivant le même principe. Dans ce cas, les hormones passent lentement du patch collé sur la peau dans les vaisseaux sanguins et ils influencent le cycle de la même manière qu’une pilule contraceptive classique.

Il y a encore une autre possibilité : le stérilet. Il en existe deux sortes : le stérilet au cuivre et le stérilet hormonal. Le stérilet au cuivre déclenche une réaction inflammatoire dans l’utérus, ce qui libère des substances qui ont un effet spermicide. Les ions de cuivre renforcent encore plus cet effet en empêchant les spermatozoïdes d’atteindre l’ovule. Le stérilet hormonal diffuse l’hormone appelée lévonorgestrel, agit sur la muqueuse utérine et empêche toute nidation.

Et en cas d’urgence ?

Tu as été distrait(e) ou le préservatif s’est déchiré et tu as peur d’une grossesse non désirée ? Dans ce cas, il existe un moyen contraceptif d’urgence :
la pilule du lendemain. Grâce aux hormones contenues dans la pilule, l’ovulation est reportée, la fécondation est empêchée ou l’œuf ne peut pas s’implanter. Il faut prendre la pilule le plus vite possible après le rapport sexuel non protégé pour assurer une efficacité maximale.

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