Découvrez la chimie… de l’amour

Découvrez la chimie… de l’amour

Des petits coeurs partout, le rythme cardiaque qui s’accélère, les coeurs de la St-Valentin…


Notre muscle cardiaque est « le » symbole de l’amour par excellence. Un 

symbole pourtant mal choisi! L’amour n’a en effet pas grand-chose à voir avec cet organe. En réalité, quand on est amoureux, c’est dans la tête que cela se passe!

Même les artistes qui chantent l’amour se laissent tromper.« Heartbreaker » de Justin Bieber ou encore le « Shape of my heart » des Backstreet Boys devraient plutôt être rebaptisés « Brainbreaker » et « Shape of my brain » pour coller avec la réalité.


Le cerveau aux commandes

Le centre de contrôle principal de nos sentiments, et donc de l’amour, se situe dans notre cerveau. C’est lui qui, en produisant toute une série de composés chimiques, est  à l’origine de nos palpitations amoureuses. De quels composés s’agit-il? Et quels rôles jouent-ils ? C’est ce que nous allons voir.


Le coup de foudre mis à nu

Quand on croise l’âme soeur, le coup de foudre est immédiat. Soudain, nos sens sont mis en alerte maximale. Notre énergie semble se décupler. C’est là, l’effet de diverses hormones : la testostérone, les oestrogènes, mais aussi les phéromones.

Les phéromones sont des molécules « odorantes » produites par les êtres vivants. Il ne s’agit pas ici des parfums provenant de votre déodorant! En général, on ne « sent » pas les phéromones, mais notre nez capte ces molécules émises par l’autre, et notre cerveau en décode les signaux. Avec la testostérone et les oestrogènes, les phéromones jouent un rôle actif dans le sentiment d’attirance entre les êtres humains. Et certainement dans le cas du coup de foudre.

Les phéromones, la testostérone et les oestrogènes tissent les premiers liens entre deux personnes. Ces composés sont responsables de l’attirance l’un pour l’autre. Une fois le lien établi, un autre phénomène se met en route dans le cerveau. Il produit un composé dont les effets se rapprochent de ceux de la cocaïne. L’amour, une drogue? C’est clair! Il suffit de se souvenir que lorsqu’on est amoureux, il nous est très difficile de penser à autre chose qu’à l’être aimé. On voit la vie en rose, on vit dans un monde parallèle, on devient aussi quasi « esclave » de cet amour…

Jusqu’au bout des oreilles

C’est la dopamine qui est la principale molécule responsable de cet état second. Elle joue sur le système du désir et de la récompense dans notre cerveau.

À l’attente de l’autre succède soudain la récompense quand les amoureux sont réunis. Une onde de plaisir parcourt alors les deux êtres qui se retrouvent. Notre énergie se développe. On dort moins. On mange moins. Toute l’attention est centrée sur une seule chose: le sentiment amoureux qu’on éprouve pour le partenaire.


La dopamine agit donc bien comme une drogue. Elle est aussi addictive. On en a donc toujours besoin de plus pour arriver au même effet. Résultats: on va donc tout faire pour augmenter sans cesse sa production, par exemple en fréquentant l’autre le plus possible. Mais comme cela n’est pas toujours possible... Quand l’un des deux amoureux part seul en voyage, nous souffrons de ce « manque » dont les symptômes rappellent ceux du sevrage.

La dopamine n’est pas seule responsable de cet « amour fou ».

L’adrénaline joue également un rôle important, notamment en ce qui concerne l’accélération du rythme cardiaque, la transpiration, l’excitation, le trop-plein d’énergie, l’estomac qui se noue. Des symptômes qui ressemblent à ceux du stress. Chez les amoureux, la rencontre fortuite avec l’être aimé engendre aussi ce genre de réactions.


La sérotonine, ou plutôt le manque de sérotonine, est pour sa part responsable de notre déficit d’attention pour tout ce qui nous entoure, sauf bien sûr l’être aimé. Nos inhibitions sont affaiblies. La relation amoureuse semble être une situation idéale. La sérotonine nous tient dès lors « ensemble », jusqu’à la phase suivante de la relation:  l’attachement.

Place à la relation durable

C’est génial d’être amoureux. Mais notre organisme ne peut pas vivre sous la pression constante de fortes doses d’hormones comme la dopamine ou l’adrénaline. Le moment venu, le cerveau libère alors une autre hormone, l’ocytocine, l’hormone de l’attachement. La relation au sein du couple va évoluer.

L’ocytocine va petit à petit remplacer l’adrénaline et la dopamine dans le cerveau des amoureux.
Après un an et demi à trois ans de relation amoureuse, la production de dopamine va diminuer. Le sentiment « d’amour fou » va s’atténuer et va être remplacé par un autre type de relation. Une relation dopée par une hormone que nous sommes capables de supporter sur le long terme. Cet amour durable, marqué par un attachement sincère entre deux personnes est donc le fruit de la production d’ocytocine.

Cette hormone de l’attachement est également produite en masse à d’autres moments de la vie: lorsqu’on fait l’amour par exemple ou encore lors d’un accouchement. L’attachement entre la mère et son bébé résulte notamment de cette production d’ocytocine.

Cette hormone de « l’amour durable » nous vaut dès lors ces belles images qui font le tout du web. Voici la structure moléculaire de l’ocytocine.


Pendant une relation sexuelle, un autre composé chimique entre également en action: la vasopressine. Elle joue un rôle dans l’agressivité, la tension artérielle et la générosité. 

Mais surtout, cette hormone nous incite à rester monogames, c’est à dire lié au même partenaire. C’est en quelque sorte l’hormone de la fidélité. Une longue vie de couple est donc le fruit (entre autres!) de bons dosages d’ocytocine et de vasopressine par notre organisme.

Inutile toutefois, pour tenter de se faire excuser une infidélité de se servir comme excuse « une baisse inexpliquée de vasopressine »!

La chimie de l’amour ne peut pas expliquer tous nos comportements!

Découvre cette vidéo : Pourquoi l'amour rend aveugle?

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