L'eau, c'est la vie !

L'eau, c'est la vie !

L'eau est indispensable à la vie. Qu'il s'agisse d'animaux, d'humains ou de végétaux, leur présence sur Terre, la « planète Bleue », serait impossible sans cette indispensable petite molécule. Savez-vous qu'un être humain adulte est composé à 65 % d'eau ?

A l'heure actuelle, des centaines de millions de personnes dans le monde n'ont pas encore accès à de l'eau réellement potable. Et chaque année, la consommation d'une eau impure tue 1,8 million de personnes des suites de maladies diarrhéiques. Heureusement, des solutions existent pour sauver des vies. Notamment grâce à la chimie. En voici quelques exemples.

Une filtration simple et efficace pour aider les pays en détresse

La filtration est souvent utilisée pour purifier l’eau. Les systèmes actuels les plus performants comportent même des membranes d’ultrafiltration (UF). Les membranes d’ultrafiltration de ces systèmes fonctionnent comme un tamis moléculaire. Leurs mailles sont si petites qu'elles retiennent les matières dissoutes en fonction de leur taille.
C'est le cas du système Lifestraw qui peut prendre la forme d'une grosse paille. Quand on aspire, le système filtre l'eau en direct. Lifestraw peut aussi prendre la forme d'un seau dans lequel on verse une plus grande quantité d'eau, pour abreuver toute une famille par exemple.

l'eau lifestrawL’eau recueillie dans un ruisseau, une rivière, un lac, une citerne d’eau de pluie ou une flaque est d'abord filtrée par un tissu à large maille qui supprime les particules plus grandes que 80 micromètres (80 millionièmes de mètre).  L'eau passe ensuite dans un tube muni d'une cartouche de purification où se trouvent les membranes d’ultrafiltration. Ici, ce sont les bactéries, les virus et les protozoaires qui sont arrêtés.
Le Lifestraw a été conçu pour offrir de l’eau potable aux habitants des pays en développement dans des situations d’urgence. Il est facile et rapide à utiliser.
Ce type de système a largement été utilisé lors de catastrophes, comme après le séisme dévastateur en Haïti en 2010 et lors des inondations au Pakistan.

Plus récemment, cette technologie est aussi utilisée pour dessaler l'eau de mer et la rendre potable.
 

Une purification chimique : la chloration

Bien sûr, pour « désinfecter » une eau limpide mais qu'on suspecte de ne pas être potable, on peut aussi utiliser des pastilles de chlore. C'est un moyen simple et efficace, utilisé en randonnée par exemple mais aussi à grande échelle, pour abreuver des populations victimes d'une catastrophe naturelle.
On introduit des produits chlorés (pastilles de chlore, eau de javel,….) dans de l’eau pour tuer les micro-organismes qu’elle contient. Après un temps d’action d’environ 30 minutes, l’eau ainsi désinfectée est normalement potable. Grâce à la chloration, les virus, les bactéries et les germes responsables de diverses maladies sont éliminés.

Un « nettoyage » enzymatique dans l'industrie

En Belgique, une société de Louvain-la-Neuve propose un système de nettoyage pour épurer les eaux dans l’industrie basé sur des enzymes. Les enzymes sont des protéines capables de transformer les matières organiques en résidus de petites tailles. Cela rend ces résidus assimilables par de « bonnes » bactéries, qui les transforment en éléments naturels lors du processus épuratoire. C'est ce qui fait de l'enzyme un puissant agent nettoyant. Son utilisation augmente par exemple le rendement des stations d'épuration.

Désinfecter les eaux usagées

A plus grande échelle, la purification des eaux est aussi une préoccupation de tous les jours. La réutilisation des eaux usées urbaines après traitement, par exemple dans l'agriculture, permet de remédier aux pénuries d’eau dans les régions chaudes, notamment.

Depuis un certain nombre d’années, les eaux usées urbaines de Milan sont ainsi traitées avec de l’acide peracétique. Il s'agit d'un produit qui permet d'éliminer à froid des bactéries ou des champignons. On l'utilise depuis longtemps dans le domaine médical.

Il permet désormais de recycler les eaux usées dans un grand nombre d’industries agro-alimentaires, laitières et dans la pisciculture.

Teindre les vêtements sans eau !

Pour préserver l'eau potable, il faut aussi l’utiliser le moins possible. Si certains procédés industriels peuvent se passer d'eau dans leurs processus, cela constitue déjà une belle économie. En Belgique, une entreprise de textiles d'Everberg vient de mettre au point un procédé qui permet de teindre des fibres sans utiliser d’eau. L'eau, consommée dans ces procédés en grandes quantités, a été remplacée par l'utilisation d'un gaz (du CO2) sous haute pression et à température élevée.

 

Article développé en collaboration avec Daily Science.

Tu veux en savoir plus ? Alors clique ici.

Laisse un commentaire

Tu as des remarques ou des commentaires? Alors complète ce formulaire.

Vous voulez travailler dans la chimie et les sciences de la vie?