L’héritage de Stephen Hawking. Le monde a perdu un brillant scientifique.

L’héritage de Stephen Hawking. Le monde a perdu un brillant scientifique.

Un véritable géant de la science

La mort de ce brillant scientifique vous a fait réaliser que vous ne saviez pas grand-chose sur ce personnage atypique qui osait repousser toutes les limites ? Vous vous demandez ce qui poussait ce célèbre astrophysicien à étudier l’origine de l’univers ? Vous trouvez fascinant qu’il se soit hissé au rang de géant de la science malgré la paralysie dont s’accompagnait sa maladie ? Nous avons compilé pour vous quelques anecdotes au sujet de cet homme qui aura su marquer les esprits.

Saviez-vous que Stephen Hawking est décédé le 14 mars, date qui marque la journée de pi ? La journée de pi est une fête inventée en Angleterre pour célébrer le fameux nombre utilisé en mathématiques (3,14). Or, c’est à cette date que Stephen a, à l’âge 76 ans, entamé son tout dernier voyage. Coïncidence ? Saviez-vous que Stephen avait décidé d’étudier la chimie et la physique alors que son père, qui était médecin, voulait qu’il poursuive la même voie que lui ? Un choix judicieux, puisque Stephen Hawking et la science ont formé pendant de nombreuses années un duo d’exception. Il suffit de jeter un coup d’œil à son palmarès pour constater que Stephen a enchaîné les découvertes scientifiques qui ont donné une nouvelle dimension à nos connaissances sur la gravité, les trous noirs et le Big Bang.


Quand le micro rencontre le macro

Thomas Hertog, professeur de physique théorique à la KU Leuven, a travaillé en étroite collaboration avec Stephen Hawking, et souligne que ce dernier est parvenu à réconcilier la théorie de la gravitation et la mécanique quantique. « Au début du 20e siècle, la physique reposait sur 2 piliers : la mécanique quantique, qui aspirait à décrire le monde microscopique, et la théorie de la gravitation d’Einstein qui expliquait le monde macroscopique. Stephen Hawking s’est quant à lui demandé : pourquoi diviser la réalité en micro et macro ? Où se situe la frontière entre les deux ? Il a découvert que les trous noirs faisaient converger les deux théories, mettant en scène et le micro, et le macro. Cette découverte fut une énorme avancée pour la cosmologie.

Comprendre les trous noirs requiert en effet une théorie globale, qui réunit le micro et le macro, mais cela ne s’arrête pas là : l’approche holistique de Stephen est également essentielle pour comprendre le Big Bang et l’origine de l’univers. Or, comprendre le Big Bang est primordial car le reste de l’évolution cosmique – y compris la naissance de la vie – dépend fortement de ce qu’il s’est passé au moment du Big Bang », explique Thomas Hertog.

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Le rayonnement de Hawking

Le véritable « Eurêka ! » de Stephen Hawking survint en 1974, lorsque le scientifique découvrit que les trous noirs n’étaient pas entièrement noirs, mais qu’ils émettaient un faible rayonnement thermique. Avant cela, les trous noirs étaient considérés comme des zones au champ gravitationnel si puissant qu’aucun rayonnement ne pouvait s’en échapper. En démontrant le contraire, Stephen Hawking a offert à la physique théorique un tout nouveau domaine de recherche : le rayonnement de Hawking. La communauté scientifique mène aujourd’hui encore des recherches approfondies dans ce domaine afin de mieux comprendre l’origine de l’univers. Vous voulez savoir comment est née la terre, d’où nous venons et pourquoi nous sommes ici ? Ne manquez pas de suivre l'évolution de la recherche dans ce domaine !

Spaceship Earth

Stephen Hawking et sa fille Lucy ont écrit une série de romans pour enfants afin d’inculquer des notions de relativité et de cosmologie au grand public à travers des récits palpitants. Stephen était convaincu que ces connaissances scientifiques pouvaient aider l’homme à façonner un monde meilleur.
« Stephen rêvait d’un monde où l’humanité aurait accueilli avec lui cette vision plus large, plus cosmique de l’univers. Un monde où nous aurions tous été les gardiens de notre planète – Spaceship Earth – et où chacun aurait compris que ce qui nous unit est bien plus fort que nos différences », raconte Thomas Hertog.

Une curiosité sans bornes

Thomas Hertog a eu le privilège de côtoyer Stephen Hawking pendant plus de 20 ans. Ils se sont rencontrés alors qu’il était encore doctorant. Le courant est immédiatement passé et les deux hommes ont entamé une longue série de discussions sur les origines de notre univers. Thomas n’a pas peur d’admettre que le décès de son « compagnon de route dans l’espace » l’a profondément affecté. Outre les découvertes cosmologiques partagées avec Stephen, ce qui l’a le plus marqué, c’est la personnalité unique de son collègue : « Stephen était un aventurier intrépide. Sa devise, ‘To boldly go where Star Trek fears to tread’(s'engager là où Strat Trek n'ose pas aller), lui allait comme un gant. Sa curiosité sans bornes le poussait sans cesse à repousser toutes les limites. Un jour, il a tout simplement déclaré que nous ferions peut-être bien de remplacer le terme ‘uni-vers’  par le terme ‘multi-vers’ . Ce genre de conclusions inédites étaient sa marque de fabrique. »

Stephen Hawking repoussait également les limites dans sa vie personnelle. La manière dont il a triomphé de sa maladie neurodégénérative est entrée dans la légende. Perdre sa voix, en 1988, ne l’a pas empêché de parcourir le monde pour partager son savoir scientifique. « L’histoire de Stephen Hawking est une véritable victoire sur la vie. Malgré ses limitations physiques, Stephen a réussi à élargir l’horizon cosmique de millions de personnes. La mémoire de l’astrophysicien survivra dans les annales de la science, mais le parcours unique de l’homme restera également un exemple pour chacun d’entre nous. La volonté avec laquelle il a combattu la fatalité ne peut être qu’une source d’inspiration », conclut Thomas Hertog.

 

 

 

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