Voyage au cœur de la « pokémonologie »

Voyage au cœur de la « pokémonologie »

Pikachu, Matoufeu, Salamèche, Florizarre : tu les connais ? Bien sûr ! Ces Pokémon sont parmi les plus célèbres qui existent. Depuis l’an dernier, ils sont même parmi nous ! Grâce à la réalité augmentée et le jeu Pokemon Go, le monde entier s’est mis à les chasser dans nos rues, nos parcs, nos plaines de jeux... Mais sais-tu qu’il est aussi possible de faire de la science avec les Pokémon?

Certains parlent de « Pokémonologie ». D’autres préfèrent le terme de « Pokéscience ». En réalité, au départ de ces créatures sorties tout droit de jeux vidéo, de mangas et autres applis ludiques pour smartphones, il est possible de se poser une foule de questions sur leur origine, leurs espèces, leur biologie, sur la géographie du monde Pokémon ou encore sur leurs étonnants pouvoirs.

Et se poser des questions, échafauder des hypothèses, tenter de trouver des explications à des phénomènes inconnus… C’est exactement comme cela que la science fonctionne ! Donc oui, il y a moyen de faire de la science avec les Pokémon !

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Malin comme un Pokémon ! Heu... C’est vraiment un compliment, ça?

Un exemple ? Si tu t’interroges sur le niveau d’intelligence des Pokémon, pas de panique ! Les humains n’ont vraiment rien à craindre !

Alors que les Pokémon ont évolué de façon à parfaire l’utilisation de leurs pouvoirs spéciaux, au point de pouvoir entrouvrir la Terre de leurs poings ou cracher des flammes jusqu’au ciel, les humains ont, eux, surtout perfectionné leurs outils manuels et leur langage articulé.

Dans leurs communications, même les plus élaborées, les petits monstres sont limités au présent, alors que les humains peuvent parler du passé et du futur.

Nous, les humains, sommes également capables de générer des idées abstraites, ce dont les Pokémon sont incapables. En réalité, ils agissent et réagissent comme des enfants. Bien vu de leur créateur. N’oublions pas qu’il s’agit à la base d’un jeu censé séduire les enfants… et les grands enfants !

À propos, savez-vous que Pokémon est un nom formé au départ des mots « Pocket » et « Monsters »? Les Pokémon sont donc bien des « monstres de poche ».

Bon, ça, c’était pour l’aspect « fun » de la pokémonologie. Mais il y a aussi une dimension (un peu) plus sérieuse en matière de Pokéscience. Et là, c’est sur YouTube qu’on peut la découvrir.

La théorie de l’évolution vue par les « monstres de poche »

Certains Youtubeurs n’hésitent pas à dire que même la théorie de l’évolution imaginée par Charles Darwin et les Pokémon sont compatibles. Par exemple quand on étudie leur métamorphose.

Des parallèles sont aussi faits entre le classement du monde vivant par Carl von Linné et les différents types de Pokémon (Eau, Feu, Glace, Roche, Insecte...). Jean-Baptiste de Lamarck, un autre célèbre naturaliste, aurait aussi découvert des fossiles de Pokémon, ce qui attesterait qu’ils ont aussi vécu il y a très longtemps. Info ou intox ? Rappelons quand même que le premier jeu Pokémon a été lancé au Japon en 1996. Lamarck est lui décédé en 1829 à Paris. Les Youtubeurs racontent parfois de drôles de choses…. Ici aussi, c’est un bon exemple de la démarche scientifique: mettre en doute ce qu’on nous dit et vérifier les informations.

Mais là n’est pas l’essentiel dans cette comparaison amusante entre l’évolution des espèces et les Pokémon.

Cette série de rapprochements entre les Pokémon et les travaux de plusieurs véritables grands scientifiques du 18 et du 19e siècle permettent aux spectateurs de YouTube de découvrir de manière amusante la véritable histoire de la théorie de l’évolution. Remplacez en effet le mot Pokémon par « espèces » dans la vidéo ci-dessous, et vous obtenez de manière intéressante un résumé des travaux de Darwin, de Wallace et de Lamarck assez bien ficelé !

Pokéscience citoyenne

Le même Youtubeur se lance aussi dans une analyse de la science citoyenne appliquée aux fameux petits monstres. Ici, on fait appel au public pour compter les Pokémon rencontrés.

La science citoyenne? C’est  aussi de la véritable science, mais où les observations, les calculs ou les tris à réaliser sont tellement nombreux qu’une seule équipe de scientifiques ne suffit pas à mener ce travail titanesque à son terme dans des délais raisonnables. Ils font donc appel au public, aux citoyens.

Les personnes intéressées reçoivent quelques consignes simples à appliquer et hop, elles font ensuite le boulot. Si des milliers, voire des millions de volontaires jouent le jeu, les chercheurs disposent plus rapidement de toutes les données nécessaires à leurs travaux. Résultat : la Science (la vraie !), peut alors progresser, grâce aux citoyens. On appelle aussi cette technique la « science participative » ou encore « crowdsourcing ». Elle est utilisée dans tous les domaines de la recherche.

Le jeu Pokemon Go peut lui aussi entrer dans cette catégorie de « science citoyenne ». Mais sa démarche est aussi scientifique d’une autre manière. Il s’agit d’observer son environnement et de « chercher » des Pokémon: soit la démarche de base de tout bon naturaliste !

 Lis cet article sur les "7 façons dont Pokémon et la science se sont influencés mutuellement".

Connaissez-vous la Pikachurine?

Enfin, notons aussi que les chercheurs eux-mêmes se laissent parfois influencer par l’univers des Pokémon. Au Japon notamment, douze ans après la naissance des Pokémon, une protéine découverte par les scientifiques de l’Institut de Bioscience d’Osaka a été baptisée Pikachurine.

Les scientifiques l’ont appelée du nom du célèbre petit personnage jaune parce que, comme lui, elle se déplace à une vitesse ultrarapide et transmet l’information à l’aide de signaux électriques.

Qui a dit que les Pokémon et la science n’étaient pas compatibles?

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